Samedi 04 Septembre - Bourg d'Oisan, L'Alpes d'Huez (38)

Chaque cycliste a un jour entendu résonner le nom de cette légendaire cyclosportive, parfois pour son ambiance frénétique avec son peloton hétéroclite et multilinguiste, certainement pour la beauté de son parcours, sans aucun doute pour la difficulté et l’enchaînement de ses cols mythiques. En réalité, LEPAPE Marmotte Granfondo Alpes, c’est tout ça à la fois !

La LEPAPE Marmotte Granfondo Alpes est devenue le rendez-vous cyclosportif international incontournable, et l’événement cycliste sur un jour, le plus important de l’été dans les Alpes, après le Tour de France. Limitée volontairement à 7 500 participants, l’épreuve rencontre un véritable succès et attise la convoitise des cyclistes du monde entier, comme en démontre l’incroyable taux de participation étrangère : 88%, soit plus de 6600 cyclosportifs étrangers.

Chaque prétendant ne compte plus les heures d’efforts et d’entraînement, les kilomètres et le dénivelé parcourus afin d’atteindre l’objectif final : l’arrivée au sommet des 21 lacets de l’Alpe d’Huez. Il en faut en effet, de la ténacité et du courage pour venir à bout des 186 kilomètres et des 5 000 mètres de dénivelé positif du parcours.

L’enchaînement de 5 des cols les plus mythiques de France : la Croix de Fer, le Télégraphe, le Galibier, le Lautaret, et enfin l’ascension finale de l’Alpe d’Huez. Venus dans l’espoir de faire un chrono ou simplement pour tenter de rallier l’arrivée, tous les participants repartent heureux d’avoir relevé ce défi.

Si pour vous une Marmotte, c’est ce que vous prenez au petit déjeuner Si pour vous, 177 km c’est ce que vous faites pour vous tenir en forme le dimanche matin avant le déjeuner en famille. Si pour vous, 5 000 m de dénivelé positif, c’est sur le grand plateau, sinon rien. Nous vous avons préparé un petit cadeau pour les 40 ans de la LEPAPE Marmotte Granfondo Alpes. En effet, nous avons décidé de créer pour vous (et uniquement pour vous) un format ultra de 225km et 6 300m de D+ avec au programme une double ascension de l’Alpe d’Huez ! Ce format se fera sous forme d’une randonnée et sera ouvert à 500 participants dans un premier temps. Alors intéressé ?

Départ : 05:00 | Bourg d’Oisans
Arrivée : Alpe d’Huez
Km & dénivelés : 225 km | 6300 m/d+
Ravitaillement(s) : Col du Glandon | Valloire| Col du Galibier| Bourg d’Oisans
Barrière horaire : 18:15 – Pied de l’Alpe
Cols : Col du glandon 24.1km 4.78%, Col du Télégraphe 11.5km 7.3%, Col du Galibier 17.6km 7%, Alpe d’Huez 13km 8%

JC a tenté l'aventure avec Fabrice !

Marmotte Alpes

Départ : 07:00 | Bourg d’Oisans
Arrivée : Alpe d’Huez
Km & dénivelés : 174 km | 5000 m/d+
Ravitaillement(s) : Col du Glandon| Valloire| Col du Galibier| Bourg d’Oisans
Coeficient Cycling Classics : 1.15
Barrière horaire : 18:15 – Pied de l’Alpe
Cols : Col du Glandon 24.1km 4.78%, Col du Télégraphe 11.5km 7.3%, Col du Galibier 17.6km 7%, Alpe d’Huez 13km 8%

FX et David S ont été de la partie sur cette épreuve de référence !

 

https://marmottegranfondoalpes.com/

 

 

Et voici les résultats :

Classement Scratch Classement Caté Nom Prénom Catégorie Temps

7

(Ultra)

N.A DURAND J-CHRISTOPHE all 09:54:33

38

(Ultra)

N.A LARCHEVEQUE FABRICE  all 11:41:53 

893

(Granfondo)

134 SANCHEZ DAVID  M50 08:56:53 

Abandon

au pied de l'Alpes

Abandon 

au pied de l'Alpes

DOUAY F-XAVIER  M50

Abandon 

au pied de l'Alpes 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ultra 85 finishers - Granfondo 1804 finishers 

http://prod.chronorace.be/angular/results.html#/quickresults/1187214860161519/group/23753/report/21907

 

Les comptes rendus :

FX :

"Hébergement depuis jeudi soir chez Poyolito dans le superbe village de Besse (dans la descente de la Sarene).

Petit décrassage avec JC le vendredi matin. Le Poyolito est perché à 1600 mètres et donc toute sortie oblige à revenir par la Sarene avec une montée final de 3km à 9% de moyenne pour arriver au village.

A ce rythme, le Poyolito va se transformer en Pantani pour l’année prochaine.

Samedi matin départ à 7H. Nous sommes plus chanceux que JC et Fabrice car la pluie s’est arrêtée au moment du départ.

Avec Poyolito nous démarrons tranquillement jusqu’au pied du Glandon (contrairement aux autres années ou pris dans les groupes nous étions à 50Km/h sur les 5 premiers km).

Les premières rampes arrivent, c’est la foule comme sur le périph. On se perd de vue. Je continue tranquillement jusqu’au sommet. Je remplis un bidon, j’attends un peu mais tjs pas de Poyolito. Je descends.

En bas je retire le coupe vent et j’attends encore un peu, puis repars pour le long faux plat bien pénible.

Un bout seul puis j’attrape un groupe qui roule assez bien.

Saint Michel, j’attaque le Télégraphe. C’est la première année que je le monte sans galérer. Sur toutes les autres Marmottes j’ai tjs eu des gros coups de moins bien dans ce col.

Valloire puis le ravito au pied du Galibier. Je remplis un bidon et je repars.

Au Plan Lachat je veux attraper un verre en roulant (il y a un petit ravito en eau) mais je perds l’équilibre. En posant pied à terre des crampes terribles dans les 2 cuisses et la tête qui tourne. Je me repose en buvant et là je me rends compte que je n’ai bu que 2,5 bidons depuis le début. C’est trop peu à mon avis, mais c’est trop tard.

Je repars tant bien que mal et là c’est la galère. Après la longue partie en ligne droite un peu moins pentue, obligé de m’arrêter à nouveau. Les crampes sont insoutenables, j’ai du mal à descendre du vélo. Repos et nouveau départ. Nouvel arrêt un peu plus loin. Je vois Poyoloito me rejoindre dans le dernier Km. On s’arrête ensemble au ravito en haut du Galibier.

Descente, j’attends Poyolito au Chambon (un malentendu au départ a fait que l’on n’a pas fait la descente ensemble).

Route jusqu’au Bourg d’Oisan, et sur chaque remontée je sens que les crampes sont de retour.

Au ravito du Bourg d’Oisan je préfère m’arrêter plutôt que de galérer pour la montée de l’Alpe.

Après 5 Marmotte terminées c’est la première fois que j’ai des crampes et j’ai été incapable de gérer la situation. Même sur le TDS que j’ai trouvée plus difficile avec la pluie je n’ai pas eu autant de douleurs.

Au moins ça me servira de leçon pour le futur, tjs bien penser à d’hydrater même si le temps n’est pas chaud."

Fabrice :

"C’est parti d’une provocation toute banale avec FX sur le ton du challenge et du défi en marge d’une sortie ECF du dimanche…

 

Ben Ouais, je m’inscris sur la Marmotte et même l’Ultra tu verras (2 fois l’Alpe d’Huez à la fin …)

 

Et puis les mois ont passés … un report Covid de Juin à Septembre.

Et puis ça y est, on y est, Samedi matin 04 septembre 2021, j’allume le Garmin, il est 03h45 et je dois descendre en vélo l’Alpe d’Huez afin de rejoindre Bourg d’Oisans pour le départ.

Pas le choix, je loge à l’Alpe donc le retour devra se faire en vélo quoiqu’il arrive.

La descente est sèche, arrivé en bas il commence à pleuvoir, je retrouve Jean Christophe dans le sas, il est 04h45 ça va partir. Départ à 36/38 pour les tous premiers, je peux suivre, mais, il fait nuit et il pleut donc prudence, JC est déjà parti devant dans la noria des feux rouges clignotants comme un petit train dans la montagne …

Tout de suite le Glandon, dans le noir complet et sous une pluie légère, en fait je le sais maintenant (depuis le brevet 400 km) j’adore rouler la nuit, tout seul, à l’écoute de mes sensations, ça me plait, je monte bien et rattrape plein de loustic du premier groupe, personne ne va me dépasser, arrivé en haut le jour se lève, fin de la pluie, le ravito, les mecs sont pas prêts, il n’y a rien à part du coca et pis faut rien demander apparemment, un étranger se hasarde à quémander, le mec refuse de le servir parce qu’il a pas dit s’il vous plaît (quel connard, quelle image on donne, nous les Français qui ne savons pas aligner un mot en Anglais bref…) la descente un mec a cassé sa tige de selle intégrée il est dans le fossé je lui demande si OK ça va, cyclo finie pour lui.

4/5 mecs me dépassent et filent. Arrive la traversée de la vallée, un automobiliste me dépasse et me balance le reste de son paquet de clopes sur la gueule mais me loupe, surpris, je le vois refaire la même chose 50 mètres plus loin sur un cycliste qui me précède … Un vrai connard du genre de Coulommiers dans le fossé, si vous vous rappelez le lancer de vélo de Xavier…, un groupe de 15 se constitue et je tire tout le monde dans cette petite bosse de transition, mais conseils de JC je m’écarte à la descente et allez y faites le boulot les gars. Arrive le Télégraphe je suis super bien et dépose tout ce groupe, je dépasse même deux mecs en montant, il fait beau et chaud c’est sympa, le ravito en haut est une misère, je ne m’arrête même pas et descends , un Bus veut me doubler et je cède face au monstre de métal, malheur à moi, ce con freine sans cesse après m’avoir passé, je perds un temps fou.

Arrive Valloire, je meurs de faim et un mec rencontré dans le Glandon (il était ébahi par la puissance de ma lampe avant) me rattrape, il a plus d’eau on se dit merde pas de ravito et puis un peu plus haut en sortant le voilà. Des tranches d’oranges, sans dec, je le crois pas, je manque d’aller à la Boulangerie ouverte plus bas et lui aussi.

De colère, je graisse ma chaîne chez l’assistance Mavic, les 2h30 de pluie faisait tout grincer, je supporte pas …

Et là contrairement à FX je prends plein d’eau, trop sans doute, je vais en fait monter Un Litre de boisson en haut du Galibier pour rien, l’imbécile, pas touché au bidon et tracté tout ce poids bêtement manque de lucidité, il est 11h30 j'ai faim, manque d'expérience, trop prudent …

Le Galibier je suis moins bien, l’altitude peut être, beaucoup trop de motos Harley Davidson qui font un barouf d’enfer, des voitures de sport dont une finira en accident 500 mètres devant moi après m’avoir dépassé … Le cirque gronde de bruit Insupportable !

Il devrait fermer cette route, cette matinée et pis c’est tout !

Arrivé en Haut péniblement, je me rue sur le ravito ,Ya du Salé Nom de Dieu !! je me gloutonne 6 parts de Cake Salé d'un seul coup, du Coca à Gogo 6/7 verres, et des cacahouètes (on se croirait au 57 Poniatowski un Samedi à 12h45), à moi tout seul !!!

Alourdi mais désormais serein, je descends prudemment, doublé à plusieurs reprises par les groupes de poursuivants du premier de la Marmotte classique que j’ai vu basculer en haut du Galibier (il m’a mis 2 heures dans la vue en 120 bornes mine de rien...).

Pas vraiment le temps d’admirer le paysage, ça file, j’ai froid, je gère, je digère même …

Et puis c’est l’Alpe, le DEAL que j’ai passé avec moi-même est le suivant :

Si tu montes à l’agonie, alors tu t’arrêtes en haut, et tu vas pas plus loin. (je vivrai le reste de mes jours honteusement caché dans une grotte, accablé par cette défaillance …)

Les conseils de José, récupérer dans les virages, et puis ce sont des lacets virages à plat numérotés d’abord 2 chiffres, puis les virages à un chiffre, Puis le dernier et puis ça y est tu y es !!!

Je continue c’est décidé ! Ravito vous connaissez la chanson, y a rien !!! Je dis « je veux un coca », le mec me réponds "c’est que pour nous", franchement je lui en veut à mort et j'ai envie de pleurer, je me venge sur les barres offertes, j’en mange SIX d’un coup ! le mec me regarde bizarrement puis cesse sur le coup d’une engueulade d’un polonais arrivé après moi, qui fout un souk d’enfer « c’est tout ce qu’il y a au ravito !!! » il est grand et costaud genre David, un rouleur, qui vient de se manger 177 km et 5000 D+ et qu’a faim !!!! un grand sac tout vide, pas content du tout.

On repart tous les deux vers Sarenne et on redescend ensemble prudemment, la route est défoncée, pour la cerise sur le gâteau, la deuxième ascension de l’Alpe.

Là c’est un peu différend en terme d’ambiance , car je ne suis plus avec les cadors de la marmotte classique sous les hourras de la foule en délire mais avec les poireaux de la marmotte cuit cuit donc la montée est pleine de cyclistes à l’agonie, pour certains, et la route est restée ouverte à la circulation, une voiture SUV klaxonne même deux gars qui étaient de front en pleine ascension quelle infâmie …

Pareil, les virages à 2 chiffres puis les solos et puis de nouveau Tout en Haut.

Pasta Party …"

JC :

"C'est avec des images de montagne pleins la tête que je rédige ce compte rendu de ma dernière épreuve chronométrée 2021...   

Il y en a eu peu mais toutes belles (à mes yeux) et dures pour compenser durant cette période bizarre et qui aura sans doute calmé les ardeurs des moins motivés.
 
Superbe grand WE en Oisans sur un terrain de jeu qui s'y prête vraiment avec la bande des Hyènes ! Merci mille fois à eux, je me suis laissé guider, chouchouter (mais aussi chambrer Emoji) et c'était bien cool !!!
Des mini vacances quoi Emoji...
 
Fabrice arrive en décalé dans la région et l'inquiétude semble le gagner à la veille de l'épreuve... L'Alpe montée en voiture lui fait déjà peur.
 
Perso pour être passé par la Sarenne à notre arrivée, la descente me parait extrêmement dangereuse avec beaucoup de bosses et une route très étroite... S'il devait pleuvoir le jour de l'épreuve, je pense que je ne m'y risquerai pas avec mes freins à patins sur jantes carbone...
 
La veille de l'épreuve en milieu d'après-midi il pleut... La météo n'est pas très rassurante pour le lendemain... Beau temps le matin à partir de 05h00 et à partir de 12h00 elle se dégrade progressivement pour arriver à l'orage pour 15h00. Il ne faudra pas trainer...
 
Courte nuit encore une fois sur cette épreuve. Me concernant avec Fabrice le départ est à 05h00. Levé 2h45, je me prépare regarde par la fenêtre et rien d'anormal, le calme plat.
Sauf que lorsque je sorts pour me rendre au départ il pleut, très faiblement mais les routes sont détrempées.
 
Garé à 1km de Bourg d'Oisans, court trajet en vélo et déjà le cuissard est bien mouillé ainsi que les pieds. Je suis parti avec le kway light sans manches, faute de mieux, j'ai oublié le chasuble chez Dave... Ca commence bien...
 
Je retrouve Fabrice. Il n'y a pas foule, nous devions être 160 à peu près et finalement pas plus de 80 à mon avis... Il ne fait pas très froid, une 12ène de °C.
Comme initialement spécifiée sur le site, le speaker nous confirme que l'épreuve ne comportera aucun classement ni podium comme pour le Tour du Mont Blanc...
Il pleut très faiblement et le départ est lancé avec un troupeau engagé à vive allure (mais pas trop) à 41km/h... Les légers freinages ne me rassurent pas, très peu de décélération, freinage quasi inexistant... Heureusement que c'est une grande ligne droite avant d'attaquer la Croix de Fer. Je me situe dans le 1er paquet et avec les projections d'eau je ne vois pas bien avec mes verres correcteurs...
 
L'idée est donc de remontre dès l'entame du col et ainsi éviter les projections alors que la pluie s'intensifie un peu plus...
 
La route s'élève et le rythme faiblit, il est temps d'imprime un bon tempo pour se réchauffer, la nuit, l'atmosphère et la T° clémente me motive pour appuyer et je prends donc les reines de l'épreuve dans ce 1er col pendant 4 à 5km histoire de faire une sélection. Le trou est fait et nous sommes 4 devant et déjà le peloton derrière n'est plus qu'un point éclairé au loin derrière.
 
Arrive la courte descente qui mène au Glandon et je laisse filer mes camarades (déjà un gars c'était déjà fait la malle avant). Le vélo ne freine quasiment pas et un attroupement de voiture de Belge et Hollandés (5 ou 6) me dépassent et m'empêchent de descendre correctement dans cette nuit noire pluvieuse créant de la dangerosité. Des voitures suiveuses avec portes vélos... Interdites normalement mais systématiquement toléraient par l'organisation... Comme ils viennent nombreux... Avec leurs propres ravitos...
 
A 5km du sommet du Glandon il ne pleut plus et les nuages s'écartent. La route devient sèche et le moral est au beau fixe en étant assuré de faire cette descente réputée dangereuse en toute sécurité. Le jour se lève maintenant. Au sommet, effectivement l'organisateur n'a pas fini d'installer le ravito et en demandant "poliment" s'ils ont du liquide énergétique et gel on me dit que non. Je prend de l'eau, des barres et c'est reparti. 
1 gars qui ne s'est pas arrêté me dépasse le temps que je refasse les niveaux...
 
Au début de la descente je croise 1 des 2 Français dans le fossé avec son vélo HS, il me fait signe que tout va bien, je lui souhaite bon courage... Cette descente incite à aller vite mais elle est traitre, pour nous sur l'Ultra elle n'est pas neutralisée. Je suis prudent mais je me fais quand même peur à regarder mes roues à cause d'une odeurs de cramé... Patins qui frottent ??? Non... Finalement l'explication sera la voiture qui descend devant moi... L'embrayage ou les freins...
 
Au début de la vallée, je perd un bidon sur un dos d'âne. Demi tour et c'est reparti. je suis seul jusqu'à ce qu'un Belge ou Hollandé me rejoigne et nous allons nous relayer pour rallier le pied du Télégraphe ensemble.
A St Michel de Maurienne 2 Belges ou Hollandés sortent d'un parking... Nous entamons le Télégraphe ensemble mais je dois m'arrêter car je dois uriner, je n'en peu plus d'attendre. Je laisse filer.
 
Je rattraperai un des 2 arrêté à un ravito de leur propre tour opérateur. Second arrêt ravito à la sortie de Valloire ou il y a de l'Isostar, toujours pas de gel donc je me charge en barres. Pose pipi encore...
 
Des concurrent me dépassent parce qu'ils ne s'arrêtent pas... Profiter des ravitos de leurs tours opérateurs leurs font gagner pas mal de temps, des musettes sont prêtent attrapées à la volé...
 
Dans la montée du Galibier j'arrive encore à développer de la puissance et je rattrape pas mal de monde. Il y en avait beaucoup de la rando sur 2 jours... Difficile de savoir qui est sur quoi...
 
Je découvre ce massif qui, il y a 3 ans, était couvert. cette fois si le temps est magnifique. Frais comme il faut. Tout ce qui me convient. Rapide arrêt au sommet, compléter les niveaux et c'est reparti pour une descente endiablée. Je me fais doubler par 2 gars et arrivé au niveau du Chambon, un gars me double avec une facilité... Sans doute le 1er de la Granfondo...
 
Arrive bientôt la 1ère montée de l'Alpe et je décide de sauter le ravito à Bourg d'Oisans... J'ai encore 1bidon 1/2... J'espère que j'en aurai assez pour monter l'Alpe et redescendre... Pose pipi again... Ses multiples arrêts sont bons signes, c'est que j'ai bien dû m'hydrater...
 
Il fait un peu chaud dans cette 1ère montée mais rien à voir avec ce que nous avions vécu il y a 3 ans. Egalement les sensations sont bien meilleures. Je n'ai aucun signe de crampe ou de fatigue extrême. Je peux enrouler du braquet et appuyer pour maintenir une puissance autour de 230W ce qui est plutôt bien après + de 160km de haute montagne...
Savoir ou je me situe, je n'en sais rien, il y a a beaucoup de randonneurs, certains à la dérives... En arrivant à l'Alpes le temps se fait plus menaçant et je me pose la question sur l'état de la descente s'il devait pleuvoir.
 
Il ne fait pas froid quand j'arrive au niveau de l'arrivée et un petit ravito spécial Ultra me tend les bras avec un jeune charmant qui m'indique mon classement (7 ou 8ème) et court pour me remplir mes bidons !
Les niveaux sont faits et je suis serein car il n'y a toujours pas de gouttes et je n'aurai plus besoin de passer par un ultime ravito... Je m'arrête encore une fois pour the last one pose pipi.
 
La route de la Sarenne n'est finalement pas si catastrophique, l'impression en voiture semble accentuer les difficultés... Les 2 derniers km de la Sarenne me cassent bien les cannes. Je n'arrive pas à recoller au concurrent devant moi. Ce que je ferai finalement dans la descente que j'aborde et déroule plutôt sereinement et proprement. Ca sent l'écurie ! Un autre gars de l'Ultra nous rejoins.
 
Je rejoins la route empruntée presque 1h30 auparavant et il y a foule maintenant avec les concurrents de la Granfondo. Une aide précieuse pour arriver sans trop s'entamer au pied de l'Alpe ???
Ben non, ils ne veulent pas rouler et nous 2 de l'Ultra nous faisons le gros du travail... Je m'écarte ça passe mais sans conviction...
 
J'attaque directement la 2ème et dernière montée alors que beaucoup s'arrête au ravito. J'ai suffisamment dans les poches et dans les bidons pour terminer. 
Effectivement la plupart du petit groupe son cuit... Celui qui m'impressionne est le 3ème larron de l'Ultra qui nous a rejoins. Il attaque l'Alpe en danseuse avec une fréquence de pédalage énorme. je me dis qu'il va finir par craquer mais il s'éloigne inexorablement... Toujours en visuel, et bien il aura fait l'ensemble de la montée (+ d'1heure) sans poser son cul sur sa selle... Impressionnant... 1min dans la vue il m'a mis.
 
J'arrive à me hisser finalement mieux lors du 2ème passage sans doute à cause du temps très nuageux et grâce à la T° plus fraiche qui me convient mieux. 
 
Je m'étais fixé autour de 11h00 de vélo et finalement il m'aura fallu moins de 09h54 pour boucler ce parcours en quasi solo. C'est ce que j'aime, impossible de se cacher sur une telle distance et un tel parcours...  
7ème temps au final. Bon, cette épreuve n'aura pas attiré les cadors du peloton cyclosportif puisque le vainqueur du Tour Des Stations version Ultra (épreuve reine) sera le vainqueur de la Granfondo Marmotte. L'Ultra marmotte reste en marge cette fois-ci parce qu'il n'y avait pas de podium ni de récompense... Pas de quoi s'emballer donc sur le résultat du classement par temps. Seul le temps a de l'importance ainsi que les sensations pendant presque 10h00. 12min d'arrêt uniquement... J'ai été efficient. Là est l'essentiel.
 
 
J'ai pris beaucoup de plaisir encore une fois et surtout j'ai su être régulier et maintenir un effort sans réellement faiblir. Sans coup de moins bien hormis les 2km du col de Sarenne ou j'ai plafonné...
Le Tour des Station a été d'une grande aide. La météo fut de mon côté avec du frais et pas de pluie l'après-midi. Top !
 
S'il fallait comparer les 2 épreuves et définir la plus dure, impossible de me prononcer alors que le TDS a 2000m D+ en plus. Ce sont 2 épreuves différentes qui se gèrent différemment. L'une avec plus de cols mais des montées plus courtes et pentues. L'autre avec moins de cols mais plus longs avec tout ou presque à 2000m d'altitude. Bref, ce sont des épreuves extrêmes qui sont très très difficiles et il faut aimer les heures de selles. Possible pour chacun d'entre nous mais avec une préparation adaptée sinon c'est la galère assurée... 
 
Cette année très peu de participants donc le classement est bon alors avec le temps pourri du début en +... 
7ème temps de l'Ultra sur 91 finisher et réitérer cela ne sera sans doute pas reproductible une prochaine fois... 
Même si dans le lot il y a quelques tricheurs Emoji...
 
 
Satisfait, ce genre d'épreuve je commence à bien les appréhender à force d'en faire...
Les pâtes à l'arrabiata y sont sans doute pour quelque chose !!! Merci Dave Emoji !
 
J'ai attendu Fabrice pour manger le pot de pâtes de l'organisateur en vain, pas de news... Ayant reçu un coup de fil de FX qui me conte ses mésaventures, j'ai attendu Dave à l'arrivée pour la photo finish. 
Jolie prestation de notre sudiste à l'accent chantant avec une belle 890ème place sur 1799 et 52ème caté.

Je reçoit enfin un message de Fabrice qui reste dans sa chambre alors qu'il est sur place ??? Dommage, nous aurions pu discuter, observer nos vélos et refaire la course... Emoji. D'autant qu'il a bien gazé le bougre (38ème)...

Je reviendrai, le panorama est à couper le souffle tout comme l'intensité de l'effort ! Une des plus belles épreuves à coup sûr !!! "

Dave :

"Alors comme le veut  la tradition fontenaysienne , je vous livre tout comme mes 2 compères JC et FX mon petit CR de ce WE Mémorable.

 
Comme vous le savez peut-être je suis à Besse dans ma résidence secondaire récemment acquise depuis mi juillet environ avec uniquement une dizaine de jours passés dans le Var depuis, ceci explique comment j’ai pu me refaire une petite condition depuis mon opération du ménisque, ma thrombose du mollet et autres déboires divers et variés.
 
Avec 42 000 mètres de D+ effectués sur environ 2 mois, çà aide.. même si la reprise  fût très difficile car il n’y a rien de facile dans les alentours .
 
Donc j’accueille mes 2 amis dans ma petite maisonnée jeudi soir avec comme le veut la coutume quand FX se pointe  : les nuages qui s’amoncèlent  déjà au dessus de la Sarenne à peine descendu de la voiture.
 
Après des retrouvailles chaleureuses où JC a déjà pris sévère je zappe comme prévu la sortie du vendredi matin préférant comme prévu avoir 3 jours de repos plein avant de m’attaquer à la légende pour la 5 ou 6ème fois je ne sais plus vraiment.
 
Après tout un après-midi à supputer, parier, fabuler, etc , sur la pluie attendue le vendredi en zappant 765 fois sur 345 sites météo différents , on passe au repas traditionnel d’avant course , les pâtes à l’Arrabatia du chef ( poulet, lardons, oignons , champignons, chorizo car un plat sans Chorizo c’est inconcevable )
Bref on charge bien en glucides pour se rassurer et prendre des forces.
 
JC lui continue aussi à prendre sévère car dans l’incapacité d’exhiber sa médaille de finisher du TDS , à contrario de FX qui l’arbore fièrement devant nos yeux ébahis.
Mais on sait bien que notre JC va nous remettre à l’heure une fois sur le vélo car là même les hyènes deviennent des petites chattes inoffensives.
 
Bon le matin au réveil à 4H45 , on se demande si JC s’est réveillé car on a rien entendu de son départ ! contrairement à la nuit où on se croirait au dessus de CDG
 
2ème chose , j’ouvre les volets et annonce la pluie qui tombe finement à FX qui peine à me croire, mais oui c’est bien réel, il pleut !
Of course, on décide de se préparer et de descendre à Bourg puis d’aviser dans un premier temps au départ.
Après 29 cafés et une collation , on prend le paquetage et on descend avec un enthousiasme à peine dissimulé ….
 
Arrivé à Bourg et le parking traditionnel à La Bayette, il ne peut plus, il ne fait pas froid, on décide de se rendre sur la ligne à 3 kms.
Après 1 km on se rend compte que l’on a oublié les masques ! je fais demi-tour et récupère les 2 dans la caisse pour pouvoir accéder aux SAS, ce qui soi-dit en passant une véritable mascarade …
Sur la  ligne on se donne jusqu’au Glandon pour aviser d’un éventuel 1/2 tour si les éléments se gâtent ce qui n’arrivera jamais … comme quoi les prévisions météo, surtout en montagne c’est plus qu’aléatoire .
 
Je pars comme d’habitude, sans bombe, sans boyau , sans rien , un peu la b… à l’air genre Hub à LBL 2019 si vous voyez ce que je veux dire .
Manchettes et la surveste ECF de mon idole Jessie Dudu qui l’avait oubliée à la casa pas de vêtements pluie car je fais confiance à ma traditionnelle bonne étoile
Un peu chaude d’ailleurs pour les temps mitigés comme ce jour là.
 
Comme dit par FX çà part vraiment tranquille , pourtant en 1    ère vague, autour de 30 km/h jusqu’au pied du lac du Verney, trés étonnant , ce qui n’est pas pour me déplaire , étant parti avec comme objectif de prendre du plaisir sans ambition particulière de chrono , et sans me mettre minable même si je visais secrètement 9H max en temps officiel…
 
Comme prévu FX me lâche tel un judasss à la sortie d’Allemont pour monter au Lac et là je sais que je ne le reverrais probablement plus qu’à l’arrivée
Donc je monte à mon rythme , on accède aux premières rampes du Glandon , pratiqué 3 fois en 10 jours , donc en connaissance parfaite de la pente, de ses variations et des braquets à utiliser .
Cela se passe bien , je mets malgré tout 2H07 du départ au sommet, mais sans taper dedans.
Pause pipi, et je descends tranquille, avec un peu d’appréhension dans cette descente que je crains un peu même si la route est sèche et le soleil présent.
Arrêt traditionnel à St Colomban dans la descente neutralisée pour remplir les gourdes, manger le sandwich salé et une barre.
Je repars tranquille pour relier la portion que je redoute le plus , les 25 kms de plat jusqu’au pied du télégraphe.
 
Contrairement aux autres années , je continue à rouler à mon rythme , 2/3 groupes me doublent , et dans l’obligation de taper dedans pour rester dans les roues, je les lâche pour me préserver.
Je réussis à en garder un pour les 7 derniers kms cela permet de m’économiser un peu avant le télégraphe.
 
Ayant pris un coup de bambou sévère l’an passé dans ce col que je sous-estime régulièrement , je continue ma gestion en me fixant sur la cadence mini à maintenir à 70 et le cardio à 160 max ( seuil à 177 ) .
Seul endroit où j’ai eu un peu chaud, mais j’avais , par fainéantise , gardé la surveste.
 
Cela se passe bien, au sommet nouvelle pause pipi, remplissage des gourdes et petite collation.
 
Je prends la courte descente avec comme prochain stop le ravito à la sortie de Valloire.
Là je tape 5/6 tranches de cake au jambon ( délicieux et salvateur ) du coca, et j’emporte 2 barres que je ne mangerai jamais.
 
Rassuré sur ma progression , prochain objectif Plan Lachat, et là l’approche me semble plus longue que d’habitude, peut-être parce que je vais moins vite ?
Je tape la discuss avec un belge qui avait fait sa dernière sortie montagne au Ventoux il y a…. 9 ans et il finira quasi en même temps que moi, chapeau, et bien charpenté le garçon en plus .
 
Plan-Lachat Galibier, pour moi la portion la plus difficile de la course, de la pente , du vent qui alterne selon les virages , et là aussi le sentiment de ne jamais arriver en haut.
Je gère sur le 34/30 comme la plupart du temps sur cette journée.
A 1 km du sommet , il me semble apercevoir la carcasse du castor FX, une fois sûr de reconnaître sa tête de macaque , je me dis qu’il a forcément dû avoir un souci car il devrait être au moins 40’ devant moi à cet endroit.
Au sommet effectivement il me fait part de ses mésaventures ( les mêmes que moi l’an passé où les crampes m’ont terrassé dés le 1er virage de Plan Lachat ) et de son appréhension à pouvoir finir la course sans souffrir .
 
On se refait la cerise avec encore du cake et du Coca et on décide de faire la descente ensemble et le point au pied de l’ALPE.
 
Avant d’attaquer la descente, FX est derrière moi, il me semble entendre FX qui dit «  attends « , donc je m’arrête , regarde le paysage , prends une photo et au bout de 3 minutes je me retourne et je vois dégun
Je téléphone à cette tête de singe, nada, donc je descends  tranquille en pensant qu’il est derrière et que cette casserole finira bien par me rattraper .
Et non , donc je me dis qu’il a du partir devant moi comme un Judasssss qu’il est .
Dans la descente du Lautaret , là aussi je me laisse doubler par des débiles qui roulaient 10 km/h plus vite que moi,  je devise avec un jeune grenoblois qui fait sa première Marmotte avec le Peugeot tout crado de son père qui date d’environ 1990 !
Vitesses au cadre, 39/32, parti 10’ après moi, chaussures de VTT randonnée, free style complet !
 
Respect et sentiment quand je faisais fonctionner le DI2 en le regardant mettre ses mimines au cadre ..peuchêre ...
On le retrouvera au pied de l’alpe.
Je récupère Monkey FX après le Chambon et on finit la descente ensemble, je le trouve pas mal et je me dis qu’on fera la montée ensemble , même si les traces de sel sur son cuissard m’interrogent
 
Au ravito FX prend la décision raisonnable de stopper car sans plaisir , et avec le risque de prendre un autre coup de bambou dans la montée .
C’est avec regret que je pars tout seul, j’enlève les manchettes , la surveste et à moi l’Alpe qui tout comme le Glandon je connais parfaitement pour l’avoir montée 4 fois ces derniers jours et autant de fois l’an passé.
Je sais que je vais aller au bout sans galère car aucun signe de fatigue , ou autres choses.
Je m’arrête juste au virage des Hollandais pour faire un peu d’eau citronnée ( trop sucrée ) .
Je finis ma barre protéine au virage 2…. car je commence à avoir un peu faim , étonnant .
 
J’informe régulièrement mon JC de ma progression tous les 5 virages en espérant un accueil triomphal , que j’obtiendrais à l’arrivée avec la photo finish !
Merci JC .
 
Et voilà c’est fini , 9H36 en temps , 8H59 en temps officiel, super content de ma journée , sans stress ni galères.
Je porte réclamation à l’organisation par mail avec mon lien Strava dés les soir venu car je n’apparais pas dans les classements !!
Contre toute attente ils me répondent et corrigent, bien, 890 sur environ 1800 je crois, mieux que prévu !
 
Bien loin de mes 7H50 , mais aussi sinon plus satisfait au vu de là où je suis parti il y a 3 mois.
Déçu pour mon ami FX , mais on sait qu’avec ce pied à terre dans l’oisans demain nous appartient !
L’an prochain on va tout fracasser
 
Et aussi très fier de notre JC , véritable guerrier au mental de fer, car entre tout ce que l’on lui a mis dans la tronche lors du séjour et la rigueur qu’il s’impose à vélo , chapeau Jessie
2ème français de l’Ultra
 
Bravo aussi à Fabrice que je n’ai pas eu le plaisir de croiser et de féliciter pour sa performance .
 
Je fais la descente de l’Alpe avec JC devant , quel plaisir de voir encore des participants monter !
On retrouve FX à la bagnole, une photo souvenir des 3 compères et on remonte à Besse.
 
Là on annonce à JC qu’il a perdu son pari, car on est arrivés à la maison avant lui , c’était pas sur la ligne le pari  , mais à la casa
Donc il sera quitte de nous payer le gratin de crozets accompagné des ses traditionnels diots chez Irène , merci à lui .
 
On regarde la pathétique prestation des bleus et on part se coucher en promettant à JC une partie fine la nuit venue , j’ai beau lui proposer les sous-vêtements de ma femme, rien n’y fait !
 
Le lendemain c’est avec regret et désolation que nous nous quittons sous un superbe ciel bleu, normal , le monkey repart
 
Un super grand week-end entre amis, au frais au calme, on a bien rigolé , bien mangé , bien échangé .
J’ai géré ma course comme prévu, sans contraintes et çà fait un bien fou/
Avec la perspective de se retrouver à Besse dés le printemps venu pour préparer la prochaine saison et les prochaines échéances .
 

Des moments précieux."