Dimanche 02 Septembre - Villuis (77)

Laurent Raffegeau a été l'unique participant au championnat de CLM UFOLEP d'Ile de France.

Bravo à lui pour sa belle participation.

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Il termine 12ème de sa catégorie.

http://www.cr.ufolep.org/iledefrance/iledefrance_d/data_1/pdf/cl/classementcatgorieclmdevilluis.pdf

Samedi 08 Septembre - Abbeville (80)

La Ronde Picarde vous entraîne dans une escapade somptueuse au cœur de la baie de Somme. Initiée par le célèbre journaliste Henri Sannier, l'épreuve qui ne manque pas de caractère attire aussi bien les participants français qu'internationaux.
Il faudra redoubler d’efforts pour rallier la ligne d'arrivée dans la petite bourgade d'Eaucourt sur Somme.
Le parcours ne manque de pas de caractère et peut parfois devenir compliqué lorsque le vent est de la partie. Au départ d’Abbeville, il traverse les terres picardes via Huppy, Oisemont et Buigny les Gamaches pour rejoindre le bord de mer. L’escapade le long de la côte offre un aperçu des charmes de la Baie de Somme de Ault jusqu’à Cayeux sur Mer. Le retour s’effectue par Crécy, Domqueur, Domart en Ponthieu et la côte de Long pour rallier l’arrivée à Eaucourt sur Somme. 
 
Départ : 08:00
Arrivée : Eaucourt
Km & dénivelés : 191 km | 1000 m/d+
Ravitaillement(s) : Le Hourdel| Domart en Ponthieuprofil 12http://grandtrophee.fr/epreuve.php?C=12#course
 
Fabrice et Patrice se sont présentés à l'épreuve pour porter haut et fort les couleurs de l'ECF.
 
Et ce fut le cas vu les moyennes qu'ils ont effectués.
 

et Voici leurs résultats :

Classement Scratch Classement Caté Nom Prénom Catégorie Temps
305 96 LARCHEVEQUE FABRICE 40-49 05:29:04
403 87 ONFRAY PATRICE 50-59 05:50:54

 

Nbre de finisher grand parcours : 614

http://grandtrophee.fr/resultats.php

Compte rendu de Fabrice :

"Un CR/plutôt en mode témoignage de mon expérience sur La Ronde Picarde.

Tout d’abord cette cyclo est programmée par l’organisation car ayant annulé ma participation au GF Vosges il m’avait proposé de m’inscrire sur une autre épreuve du Challenge et aucune autre dates ne me convenait donc à priori inscrit faute de mieux ...

Départ 05h00 de Paris, 2 heures d’autoroute, arrivé un peu avant 07h00, je me gare devant le sas de départ (à 50 mètres) retrait dossard (un seul poste, ça dure un peu ...) du coup pas le temps de m’échauffer du tout, le premier sas est réservé dossards 1/300, je rentre dans le deuxième sas qui précède le 3ème sas (la cyclo 120 kil) et là...

Tout de suite il y a quelque chose qui n’est pas comme d’habitude... déjà ça parle pas Français, des Belges, Néerlandais, Anglais, Allemands et pis des mecs 2 fois la taille de Franck, les cuisses de David à la place des bras ...

JC m’avais dit que ça aller rouler mais là... des bêtes à concours...

1ère cyclo avec le Time Scylon aéro, je suis en 50/39 devant et 11/28 à l’arrière histoire de rester le maximum sur le grand plateau, avec mes CCU en 40mm je fais pauvre, les mecs sont tous en 55/60 mm de jantes... et leurs cadres, taille 68/70 des géants du matos de feu, y en a pour du blé, rien qu’au niveau des roues ...

30 minutes d’attente on discute Matos avec les mecs, Bernard Hinault nous parle, on retarde de 5 min et ça part.

En fait, j’ai 450 mecs minimum devant moi, on bloque les deux files de la route, ça roulotte car on ne passe pas les nombreuses intersections à angle droit, par contre, des crevaisons dès le début et tout au long de la cyclo et des bidons, incroyable le nombre de mecs qui ont perdus leur bidon. Et en peloton un bidon plein dans la roue avant et c’est fini.

J’essaye de remonter mais ça ne passe pas, c’est pas trop violent en fait, mais je fais super gaffe, ça roule comme ça pendant 30 ‘ puis ça part, je reste dans un groupe, ce sera le même du début à la fin, personne ne vas nous doubler et nous reprendrons les cuits des groupes précédents.

Je passe ... mais après 120 kil et D+ 1000, moyenne 36,8 au Garmin... oui, JC ça roule.

Un truc Incroyable, je suis en tête dès que ça monte (mais vraiment un tout petit peu) je prends 200 mètres et ça rentre pas, presque 5’ parfois... c’est pas des grimpeurs du tout, mais alors pas du tout !

Par contre ces sacrés gabarits de géants sont passés maitres dans l’art du placement au vent.

Des champions du monde, fonctionnant en mode peloton, du grand art, à chaque fois je me fais avoir, je suis dans le vent pas eux. Rien n’y fait, tout le groupe roule à gauche sur l’autre voie en sens inverse de la circulation.

J’ai vraiment beaucoup appris lors de cette épreuve par rapport à ça, vraiment très intéressant de rouler aussi longtemps en groupe. Rien à voir avec les cyclos que j’ai fait jusque-là.

En fait on roule avec les cadors du 120 (plaques bleus) partis 5 min après nous on est 70 environs et on roule comme des malades sur la piste en bord de mer, du genre comme quand on rentre à fond, mais vraiment à fond, avant notre petit sprint de fin de sortie, mais là il reste 100 bornes et la route (piste) est pleine de sable de la plage, ils nous quittent à la bifurcation et nous on file sur le 190, à partir de maintenant ça va moins rouler et la moyenne va tomber à 35 au final pour 1600 D+, Je prends mes relais, une toute petite montée et le peloton se scinde en 2. Obligé de m’arrêter au 2ème ravito placé à 170 ! pour manque d’eau, je serai rattrapé par ce 2ème groupe et je finirai avec lui.

Avant j’ai rattrapé un cuit à point qui m’annonce la surprise du jour avec angoisse, une montée d’enfer (un Taquet qu’ils appellent ça ici), bref je me réserve, il me signale deux coups de cul avant la difficulté.

Je les passe encore devant et là je mets le 39 quand même, ça monte, puis... et oui ça descend dans un village, mais là je merde, pas assez d’anticipation et surtout je suis encore seul en tête et je vois que ça tourne à angle droit sur la gauche mais mon cerveau ne comprend pas tout de suite car pas de cyclistes pour m’orienter devant par leur présence, trop tard, je suis trop vite, je freine bloque de l’arrière je relâche, reprend de l’adhérence mais faut que je freine à tout prix, le virage est passé, je suis en tout droit face à une maison de ville, je tente le tout pour le tout, freine de l’avant face au mur de la maison le vélo se cabre de l’arrière retombe j’ai déchaussé à gauche en même temps pour amortir la chute ... Purée il retombe côté droit je parviens in extremis à déchausser...

Content Rosco. Pas eu le temps d'avoir peur.

Je repars immédiatement à fond mais je rentre difficilement sur le groupe qui est passé à toute vitesse, il y a du vent de face, une fois rentré je demande au mec (le cuit en queue de groupe) dans combien de temps la montée du diable, et il me dit « on l’a passée y a 5 kil t’as pas vu »...

 

Bref, un autre monde, Beau temps pas trop de vent, Une chouette expérience à rouler longtemps en peloton, c’est autre chose, différend.

Sale temps pour les grimpeurs par contre, moins de 70 kil passez votre chemin. (enfin presque je fais 68...)"

 

Compte rendu de Patrice :

"Je ne sais pas pourquoi ça m'a pris au milieu de la semaine

mais contrairement au jeune Fabrice, j'ai trouvé un hôtel car me lever à 4h du mat' pour une cyclo non merci

j'avais déjà enquêté sur l'édition précédente: les 10 premiers: que des belges

pour résumer: c'est le parfum de Levallois Cabourg 98% sur la plaque ça va vite et beaucoup de cadors

j'en garde une bonne impression. on est toujours accompagné dans un groupe.

mes seuls regrets m'appartiennent: comme j'ai horreur de frotter, je laisse toujours un mètre entre le vélo précédent et moi, et bien sûr ça ne reste jamais libre

indication descente dangereuse ? 20 mecs me passent sous le nez. Attention gravillons ? 15 autres Etc... etc...

Vers le milieu du parcours je suis dans un groupe qui me convient parfaitement. Heureux comme un roi ça roule bien et vite et je suis sans problème. Et comme d'hab, mon esprit vagabonde, je n'arrive pas à rester concentré et après une rêverie, ils sont à 150 mètres devant moi. Je me traite de triple con, de pauvre garçon bon qu'au cyclo tourisme et encore.

Résultat, je me fatigue seul. je me fais rattraper par le groupe suivant. Comme j'étais furieux, me suis puni en roulant devant en alternance avec un bucheron d'1,90. On largue le groupe à 10 km de l'arrivée, on rattrape quelques concurrents et on se fait l'accolade à l'arrivée. Je le remercie, il me remercie... enfin bref.

Belle journée. Météo idéale: le vent somnolait, et les éoliennes dansaient en mode slow plûtot que rock. On longe la mer, les vacances ne sont pas loin...

En me bottant le cul, j'aurais pu gratter quelques places, mais mon objectif était d'être au moins classé or dans ma catégorie. Obtenu et j'ai même un rabe de 20 mn en moins: 5h50

Ils sont généreux dans leur estimation, ou ce que vous me faites subir sert peut-être à quelque chose.

Donc content mais peut mieux faire. 

Et je croise le Fabrice: l'arrivée n'étant pas à Abbeville, il s'était garé au départ, mais moi à l'arrivée le matin avant de partir.

A recommander

Pat."

 

Dimanche 08 Juillet - Montignac (24)

Parcours vallonné mais bien roulant offrant de nombreuses possibilités pour les échappées ! Les circuits proposent de magnifiques panoramas et passent à proximité de nombreux sites classés du Périgord !

Et c'est Fabrice qui s'y est collé et sur le parcours de 180km et 1970m de D+. 

Il aura fait très chaud...

et Voici ses résultats :

Classement Scratch Classement Caté Nom Prénom Catégorie Temps
13 4 LARCHEVEQUE FABRICE M4 05:29:44

 

Nbre de finisher grand parcours : 27

https://www.ats-sport.com/resultats_epreuve.php?epreuve=4702&parcours=13328

Et le compte rendu de notre champion !

"La Périgordine le dimanche 08 juillet, Départ 07h30 pour 180 kil et +/_ 2000 D+ Ça va donc rouler pas mal plutôt que grimper ça me va bien.

 
Chaussé en boyaux, avec les Mavic CCU pour la première fois en cyclo. J’avais testé le freinage carbone sur la Jaques Gouin… mais là annoncé ultra sec et chaud 33° C dès 11h00 ça devrait le faire…
 
Arrivé après 140 kil de voiture pour retirer les dossards, les mecs de l’organisation veulent me voir aller me garer à presque 1 kilomètre et revenir à pied
Hors de question, je me gare devant la ligne de départ, ça gueule à plein, moi aussi d’ailleurs, le mec vient regarder ma plaque d’Immat, et oui 75 affiché, il laisse tomber il est dégouté … Parigot tête de … et oui dès 06h30 du matin histoire de s’échauffer ...
 
Du coup après, avec mon dossard en main, je sais pas où me garer, inutile de demander maintenant je vais être bien reçu…
Parking des Officiels, devant les douches, extra avec les motos de l’organisation A côté (50 m) de la ligne d’arrivée…
Les autres concurrents sont à près d’un kil dans un champ…
 
07h30 Départ, nous ne sommes pas nombreux sur les grands parcours, une petite centaine (vraiment petite).
 
Ça part vite, mais comme à mon habitude je remonte bien, je connais le début de la cyclo c’est quasi plat, je me retrouve dans les 30 premiers, les kilomètres défilent, déjà 50 au compteur. Personne ne semble se détacher, Le peloton ralentit carrément, les mecs discutent, une sortie du dimanche en quelque sorte, puis la première difficulté, les 30 premiers s’en vont je reste dans le groupe 2, normal, puis on reprend 4/5 lâchés du groupe 1.
 
Dont un Monsieur « connard » qui croit qu’en montant un relais on va les reprendre…
 
Je suis 2/3 du groupe Un moment j’entends « Hé Fontenay Sous-Bois  tu prends tes relais, blah blah blah, ici c’est comme ça on n’est pas en IDF … »
Ah ouais…  je vais t’en donner du relais mon gars…
Je ne m’appelle pas JC au grand Cœur (cf. CR grand huit Vosgien)
 
Je lui massacre son relais, j’accélère quand il faudrait couper je coupe à l’inverse, je saute mes relais, tant et si bien, qu’au bout de six ou sept tours le mec ne sait plus où donner de la tête (devant/derrière à droite, à gauche), je redescend discrètement en 6/7 et là il se lâche sur un autre concurrent, le vrai connard…
 
De toute façon le terrain ne se prête pas à l’exercice, trop casse pate, pas assez roulant pour faire quoi que ce soit.
 
Viennent ensuite 25 kil de plat, et là je passe à l’offensive, les relais s’installent dans le calme, en toute logique et avec respect envers les autres, on est 7/8 à tourner, sans lui, le con bien sûr, il était cuit, le voilà recuit.
Macadam Suprême, de la glisse, du pur plaisir avec les boyaux, on touche le 40 souvent, et jamais en dessous de 36, le plaisir est immense, je sais que je risque de le payer ensuite (les difficultés sont concentrées sur la fin), mais c’est pas grave, la température monte vraiment et je sais qu’il faut faire rapidement ces kilomètres de plat. Je prends un maximum de relais, un grand moment de plaisir pour moi.
 
Arrive le village de la Cassagne (la castagne ?) et ça monte , 8%, je ralentit et saute un peu mais retrouve et passe le relayeur fou en perdition qui pleurniche, Calimero s’est inscrit sur le 200, pas sûr de finir… le pauvre, je lis 110 kil sur le Garmin, Allez sans rancune, accroches toi, ça commence vraiment.
 
Puis je retrouve les attardés du groupe au ravito (en plein soleil, les pauvres bénévoles) je fais le plein d’eau et c’est reparti, casse pate mais très roulant j’emmène encore tout le monde, Incroyable le nombre de suceurs de roues.
Une anecdote nous sommes trois en TIME ( le TEAM TIME…) des mecs sympas qui roulaient sur le plat avec moi il y a 20 minutes, de Nevers, on échange sur La Morvandelle 2018, ils y étaient aussi.
Il font le challenge assurance vélo et donc ils sont inscrits sur le 200 pour faire des kilomètres.
 
On se sépare à 138 kil, je file sur les difficultés finales du 180 eux entament le 200 (un des 2 est cuit bonne chance) … Il fait très chaud 35°C au Garmin, l’organisation nous fait passer par une grosse route, il y a de la circulation, c’est très pénible, on est 3, personne ne passe devant, incroyable aucun relais et en plus je suis obligé de les attendre dès que ça monte un peu (j’écris un peu), et puis on tourne sur le dernier secteur grimpant, et là, ils passent devant et grimpent sans m’attendre… et dès que c’est plat ils se recollent dans mes roues sans relais, je rêve !
 
Je monte à mon rythme, terrain inconnu pour moi, Garmin au-dessus de 150 kil et il fait chaud 33°C ,pas de panique je gère, je reprends du monde, le 99 passe sur cette partie commune, plein de monde en perdition, et je retrouve un coursier de ce matin, il veut s’accrocher dans ma roue mais cède, il gueule « La bascule bordel » il est cuit, et là je retrouve mes 2 compères, qui trainent à l’approche du ravit’eau…
 
Qu’ils aillent au diable, je passe sans m’arrêter,  des bénévoles ! Mademoiselle SVP ! elle me tend une bouteille, je l’attrape main gauche je la vide aussi sec puis une deuxième 30 mètres plus loin, je m’asperge, et enfin encore 30 mètres plus loin, une troisième.
J’ai le gout du sel sur ma bouche, j’ai dû pas mal transpirer, je suis trempé mais ça me fait du bien.
 
Ça remonte, merde et l’autre avec sa bascule il va être content…
Je n’avais pas prévu cette difficulté, mentalement ça me pèse, sur le profil de mémoire ça devrait descendre, merde à la fin.
 
Et puis ça y est, la bascule…
Arrivée à 15 puis 10 puis 5 le vent de face se lève et 1 des deux suceurs me recolle sans relais bien sûr, je me dis qu’il va quand même pas me faire le sprint l’en…. Et puis 800 mètres, le portique, l’Arrivée et il reste derrière. Correct
 
Voilà,
 
En synthèse, Cyclo pas trop difficile mais parcours trop long, ils ont cherchés des kilomètres mais ça ne sert à rien, 25 kil de plat, et 5/10 kil de grosse route Bof..
130 aurait suffi, c’était le parcours classique jusqu’à présent.
 
Au niveau Matos RAS pour les roues, les Boyaux CCU nickel super feeling sur le plat, en descente freinage très efficace, roulantes peut être moins nerveuses en bosse que les ksysium.

Par contre gros problème mécanique avec le dérailleur arrière, il ne passe pas les vitesses par moment (8 fois au moins) le système sans fil ne fonctionne pas , je dois m’y reprendre à 10 fois, quelle merde, je suis resté bloqué sur certains rapports par moment, je dois régler ça au plus vite car sur une cyclo de montagne j’aurais été bien embêté."

Dimanche 08 Juillet - Bourg d'Oisans (38)

Cette année FX et Laurent, les Messieurs Marmotte Alpes étaient présents !

Look Marmotte Granfondo Alpes a débuté à l’aube, au cœur du village de Bourg d’Oisans. Une fois le départ sonné, toute la tension s’évapore avec les premiers coups de pédales sous l’acclamation des passionnés. Après une dizaine de kilomètres à plat, la première difficulté du jour apparaît, le col du Glandon (1 924m). Une ascension longue et régulière d’une vingtaine de kilomètres avec des passages à plus de 10%. Une fois au sommet, la sécurité est de rigueur avec le « gel » du chronométrage pour la descente. Objectif : prendre son temps et surtout bien négocier cette portion technique et rapide. 

Une fois le pied du col atteint, c’est une longue remontée de la Vallée de la Maurienne qui attend les participants. Saint Michel de Maurienne marque le début du plat de résistance de la journée avec l’enchaînement Télégraphe (1 570m) et Galibier (2 645m), soit 2 000m/d+ en 35 km. Le ravitaillement de Valloire à mi chemin permet de recharger les batteries avant d’attaquer le majestueux Galibier et ses murs de neige sur les bords de route. La descente, par le col du Lautaret, jusqu’à Bourg d’Oisans permet aux organismes de récupérer un peu des efforts fournis.

Attention : en raison de nombreux tunnels successifs faiblement éclairés, l’éclairage individuel est indispensable et OBLIGATOIRE (kit lumière / gilet de visibilité) 

Les 21 lacets de l’Alpe marquent l’ultime difficulté de la journée. Et pas des moindre puisque c’est un véritable challenge qui attend les cyclistes avec les 2 premiers virages à 13% de moyenne. Quelle belle image de voir tous ces cyclistes lutter dans cette ascension mythique ou le Tour de France a écrit les plus belles pages de son histoire. Une fois la ligne d’arrivée franchie, c’est un mélange particulier d’émotion, de fatigue et parfois de douleur, mais surtout de satisfaction et de fierté, qui se lit sur les visages des heureux Finishers. 
 

Exceptionnellement cette année, le stand MAVIC d’assistance et de réparation des vélos ne sera pas présent sur le village et la course de la Look Marmotte Alpes.

 

Km & dénivelés : 174 km | 5000 m/d+

Ravitaillement(s) : Col du Glandon| Valloire| Col du Galibier| Bourg d'Oisans

Cols : Col du Glandon 22km 5.5%, Col du Télégraphe 11.5km  7.3%, Col du Galibier 17.6km  7%, Alpe d'Huez 13km 8% 

Classement Scratch Classement Caté Nom Prénom Catégorie Temps
1638 274 DOUAY F-XAVIER 50-59 08:29:45
2662 884 RAFFEGEAU LAURENT 40-49 09:15:41

 

Nbre de finisher grand parcours : 5396

http://www.marmottegranfondoseries.com/resultats.php

Compte rendu de FX :

"Comme tous les ans le Poyolito et moi avons réservé nos chambre aux 2 Alpes.

Cette année le Poyolito a une idée de génie : garer la voiture dans la descente avant la route qui mène au Bourg d’Oisans histoire d’éviter d’être bloqués jusque 18H (route fermée jusque 18H00). Je ne suis pas trop chaud car ça nous fera monter encore 3Km de plus au retour.

On part, on se stationne à l’endroit prévu. On charge les patates grenailles (en remplacement des barres). Je prends quelques gels même si je ne suis pas un grand amateur. Et évidemment, je ne sais pas comment, mais l’un deux se perce dans ma poche arrière. Ça commence bien, ça colle, c’est dégueulasse, bref…

On rejoint le sas de départ. Laurent nous retrouve. Il fait frais. Je leur annonce que Météo France a prévu 39° de température ressentie + des rafales à 40Km/H. Ils ne me croient pas et Laurent me dit que comme il fait frais ce matin il ne fera pas trop chaud dans la journée. On en reparlera plus tard.

Nous partons. Départ moins rapide que les autres années pour moi. On décide de rouler ensemble avec le Poyolito. Il veut mettre 1H55 en haut du Glandon. Je mène le tempo, j’ai des bonnes sensations, le cœur reste entre 145 et 152 et on y arrive en 1H49.

On attaque la descente et on se ravitaille dans une fontaine dans le premier village.

On attaque la partie jusque Saint Michel de Maurienne. Pas de groupe à accrocher. On roule, on se retourne et il y a 20 gars derrière nous. Personne ne veut relayer. Je ralentis jusque presque m’arrêter pour qu’enfin 2 prennent le relais. Mais ils n’avancent pas. Le Poyoloto qui est encore moins patient que moi reprend la tête et du coup je relais avec lui. Nous n’aurons le support que d’un hollandais, tous les autres crevards se contenteront de regarder leurs chaussures quand le Poyolito leur demandera de l’aide. Je veux ralentir jusqu’à ce qu’ils passent devant nous, mais tjs aussi impatient il continue.

On attaque le Télégraphe. Ça se passe bien, et au bout de 2km, je ne sais pas pourquoi je n’ai plus envie de pédaler. Juste envie de rentrer à l’hôtel. Je ne comprends pas car physiquement ça va, mais la tête n’y est plus. Ça ne m’est jamais arrivé. Envie de bâcher et rentrer. Je dis au Poyolito de continuer et que je m’arrêterai arrivé à la voiture.

Je retrouve le Poyolito au ravito juste avant le Galibier. Je lui confirme que je n’ai plus envie de rouler.

Je recharge les bidons et je repars. Fais chier, leur boisson isotonique est trop sucrée, imbuvable, obligé de m’arrêter au point d’eau suivant pour la couper avec de l’eau.

Je roule dans le Galibier avec tjs cette envie de rentrer. A 2Km de du sommet un gars passe avec AC/DC à fond (une mini enceinte dans sa poche arrière ?). Et là une sorte de déclic, ça me rappel mes entrainement sur HT et je me mets derrière lui. J’envisage à nouveau de finir la course.

Je passe le sommet du Galibier, je fais la descente tranquillement, je passe devant la voiture et là, la tentation est forte. Je me dis d’aller au moins au pied de l’Alpe d’huez pour rendre ma plaque si je décide de m’arrêter.

Je bois et tout compte fait je tente la montée.

Je vois la première rampe à 11% et là je ne sais pas pourquoi je retrouve l’envie de rouler. Je me dis hors de question d’abandonner.

Il fait une chaleur horrible, il y a du monde à pieds, allongés partout.

Je recharge les bidons à La Garde. Idem à Huez.

La tête est revenue mais les jambes sont très lourdes.

Je termine heureux finalement d’avoir retrouvé de la motivation.

Je ne comprends pas ce qui m’est arrivé. Pourquoi cette envie subite d’arrêter ? J’ai déjà abandonné des cyclos mais parce que physiquement j’étais cuit ou pépin mécanique. Jamais parce que la tête n’y était plus.

Je vais devoir prendre des cours avec Titi que rien n’arrête J

Au final malgré un temps nettement moins bon que l’année dernière je fais un meilleur classement au scratch, comme quoi.

Le poyolito et moi sommes rouges comme des homard. Les yeux brûlés par les poussières (le vent) et la sueur. Mais bon il ne devait pas faire trop chaud…

Comme cette journée se devait d’être mémorable jusqu’au bout, au moment de rentrer la gendarmerie nous refuse l’accès à la route. Donc nous devons rester dans le virage à 3km de nos voiture sans eau et en plein cagnard. Super l’idée du Poyolito. Une fois la route ouverte à 18H il va falloir se coltiner les 3km de montée avec les voitures qui nous frisent les moustaches, les conducteurs étant excités d’avoir été bloqués.

 

Voilà pour cette journée un peu particulière.

Bien content d’arriver à l’hôtel et de boire une bière."

Et celui de Laurent :

"Après avoir retrouvé FX sur la ligne de départ, je ne l’ai plus revu de la journée, il avait de bien meilleures jambes que moi.

 

Je n’avais pas de grosses ambitions, je pars comme je peux, si je peux toujours accrocher le brevet d’or ce ne sera pas mal. C’est mon retour sur une cyclo de haute montagne après 3 ans d’absence.

J’essaie de partir pépère, vu que c’est une très longue journée qui s’annonce. 

 

À un km du sommet du Glandon, j’entends un petit cri, comme un signal d’alarme : des marmottes « saluent » à leur façon ce peloton de doux furieux !

Enfin, « doux furieux », pas dans les descentes. La Marmotte traine une mauvaise réputation de sécurité entre coureurs. Par rapport à ce que j’ai connu il y a plus de 10 ans, je dois avouer que c’est le jour et la nuit. Plus de coureurs qui doublent les descendeurs par la droite, ou qui coupent les virages sans la moindre visibilité. Ça c’est vraiment calmé, à tel point que je double 90% des gars dans les descentes, sans forcer, ni en faisant le kéké.

 

Les descentes ne compensent pas tout le temps que je perds par rapport aux autres partants de la 1ere vague. Je me fais doubler par beaucoup de monde dans le Glandon et le Télegraphe. Et dans la vallée de la Maurienne, entre ces deux cols, je décide de décrocher au fur et à mesure des petits groupes qui se forment des que l’allure devient trop forte pour moi.

Toutes ces précautions n’auront hélas pas été assez suffisantes : dans le Galibier, je passe par la fenêtre, scotché à 7/8kmh sur mon 34x28. Le moral prend un coup, mais je me refuse de m’arrêter pour me reposer, et préfère continuer vaille que vaille.

 

Tactique pas trop mauvaise, puisqu’au sommet, je n’ai que 3’ de retard par rapport à mon timing perso pour l’or de ma caté.

 

Hélas, un silex en descendant le Lautaret m’oblige à m’arrêter pour réparer. Et comme le pneu est bien entamé, je  dois rouler sous gonflé. Du coup, je suis obligé d’être très prudent dans certains virages. Mais du coup, je perds à nouveau le contact avec les petits groupes qui se forment !

 

Au pied de l’Alpe, mon fan club au grand complet (ma femme) m’encourage. J’en ai bien besoin, car c’est le four, même si je me sens mieux que dans le Galibier, je fais la montée à peine plus vite.

Un peu déçu de louper l’or, je finis à ma main. 

 

Bilan, sportivement parlant,  j’ai fait bien mieux sur cette cyclo par le passé, mais je suis content de ce très beau weekend, et c’est bien là le principal, prendre du plaisir en pédalant !"

Dimanche 01 Juillet - Cluses-Les Carroz (74)

Un parcours monstrueux de 135km !

Des cols qui nous ont fait rêver en regardant le Tour de France, là vous en aurez 4 au programme, Ramaz/ Encrennaz/Joux Verte / Joux Plane pour un dénivelé total de 3955m.

https://www.openrunner.com/r/8572297

Des paysages de cartes postales, à Montriond, aux Lindarets et une vue sur le Mont Blanc garantie…..

profil
Ravitaillements : La Ramaz – Joux Verte – Morillon – Arrivée

Et c'est notre plus expétimenté et plus ancien de l'ECF, Peter, qui y a participé avec brio.

Il connaissait bien les cols proposés, mais cela ne les a pas rendru plus doux comme il l'a si nien dit (avec grosse chaleur difficilement supportable...)

et Voici ses résultats :

Classement Scratch Classement Caté Nom Prénom Catégorie Temps
104 7 BEAUGENDRE PIERRE E 07:00:28

 

 

Nbre de finisher grand parcours : 128

http://www.cyclo-jpp.com/wp-content/uploads/2018/07/Extreme.pdf

Et le compte rendu de notre sage :

"Comme nos courageux participants vosgiens, j'ai subi une forte chaleur sur le parcours, heureusement les points d'eau ont été multipliés par l'organisateur sur la deuxième partie, arrosage en règle de la tête au pied plusieurs fois...
4 cols au programme, les deux premiers (Ramaz et Encrenaz) passés au train (le mien !) sans trop de mal, le troisième (Joux Verte) un peu plus dans le dur et le dernier (Joux-Plane à partir de Morzine avec entre autre ses premiers et derniers km entre 10 et 11 %) monté à une vitesse fluctuante bornée à un chiffre...

Cela m'a donné tout loisir de "méditer" sur les raisons de ma présence sur mon vélo à cet instant !
Quelques pistes pour les amateurs d'introspection : besoin de connaître des moments d'incertitude ? besoin de se mettre (toutes proportions gardées) physiquement et mentalement en danger ? besoin de  tester ses acquis, jamais définitifs le temps passant ? goût pour la lutte contre la pesanteur ? Notre cher Titi, lui, expérimente tout cela à hautes doses...

En attendant, je laisse chacun poursuivre...
Et puis il restait à remonter aux Carroz, 600 m vraiment laborieux sous la chaleur de l'après-midi.

136 km à 19,5 km/h pour 3800 m de dénivelé + et 3200 m de dénivelé -
104/128 classés + 9 abandons  (plus de 800 classés sur les 3 autres parcours)
7/12 dans la catégorie 60+ où nous nous retrouvons 6 dans une plage d'1/4 h, mais à des années lumières du podium (à 1h30 de l'extraterrestre premier né en 56 !).

 

Pierre"